Je tiens à vous faire part de ma profonde déception et de mon inquiétude quant à la volonté du gouvernement de voir le projet de l’A 45 aboutir.
Jean-Louis Borloo, ministre de l’aménagement du territoire, a reçu aujourd’hui quelques élus de la majorité gouvernementale sur la question de l’A 45. Cette rencontre fait suite à un courrier qui précisait sa position et qu’il avait adressé aux seuls parlementaires UMP du Sud de la Loire.
I- Le contenu de ce courrier est extrêmement inquiétant :
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en fixant a priori le montant de la subvention publique alors que l’on ignore les besoins réels de financement, le ministre cherche délibérément à retarder le projet en spéculant sur une opposition entre collectivités favorables au projet (Saint-Etienne Métropole, département de la Loire, région Rhône-Alpes) et le département du Rhône, présidé par M. Michel Mercier, par ailleurs membre du gouvernement. C’est très clairement une position dilatoire visant à reporter la réalisation de l’A 45 alors que François Fillon, premier ministre, l’avait promise pour 2017.
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en estimant entre 550 et 720 millions d’euros le montant de la subvention d’équilibre alors que l’appel d’offres n’est toujours pas lancé, Jean-Louis Borloo ne pousse pas les candidats à la concession à réduire la participation publique. Comme souvent avec ce gouvernement, il choisit les intérêts des actionnaires plutôt que ceux des contribuables !
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en fixant, dans son hypothèse haute, le financement public à 70% du coût global du projet (évalué à 1200 millions d’euros), il nous amène à nous interroger sur l’utilité réelle d’une concession. Il serait donc demandé aux usagers d’acquitter un péage en plus d’une participation exorbitante des fonds publics.
II- La rencontre d’aujourd’hui est une opération politicienne indigne de l’enjeu de développement économique, d’aménagement du territoire et de protection des zones urbaines habitées :
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en invitant uniquement des élus UMP ou Nouveau Centre et en excluant le Conseil régional Rhône-Alpes et Saint-Etienne Métropole, le ministre se livre à une petite manœuvre politicienne à quelques mois des élections.
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La réalisation de cette infrastructure exige au contraire l’union de toutes les forces économiques, sociales et politiques du territoire pour mener à bien de l’A 45 dans des délais raisonnables.
La seule chose qu’on exige aujourd’hui de Jean-Louis Borloo, c’est le lancement de l’appel d’offres qui permettra de connaître le coût global du projet et la participation éventuelle des collectivités publiques.
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