Transport – C’est le projet de tous dans la Loire, une infrastructure nécessaire pour les deux agglomérations dont je redoutais que’il ne passe à la trappe lors du débat du Grenelle de l’environnement. L’A45 va garantir le temps de trajet entre Lyon et Saint-Étienne, ce qui est indispensable pour les entreprises et l’emploi.
Le débat est démocratiquement tranché, l’utilité publique avérée et la décision de réaliser l’A45 d’ici 2015 officiellement publiée.
Mesurant toute la force de votre engagement pour un Etat efficace au service de l’avenir de la France, nous sollicitons votre intervention pour que l’appel d’offres à concession soit enfin lancé.
1er flux routier de Rhône-Alpes, les échanges entre Lyon et Saint-Etienne sont excessivement mal assurés par une liaison unique, juxtaposition improbable de trois tronçons aux statuts et gabarits différents. Sa partie centrale, improprement nommée A47, est la voie express la plus vieille de France. Elle est obsolète, saturée par conséquent à toute heure du jour, périodiquement coupée au gré des intempéries, les relations entre les 2ème et 8ème agglomérations de France étant alors interrompues faute d’un itinéraire alternatif normal.
Cela se traduit :
- en termes de trafic, jusqu’à 110 000 véhicules-jour pour une capacité de 55 000.
- en termes économiques, par des millions d’heures de travail perdues dans les bouchons incessants. Elles sont évaluées à 15 milliards d’€ sur 30 ans par les services de l’Etat, non compris les gaspillages de carburant. C’est le prix d’une A45 tous les deux ans !
- en termes écologiques, par une pollution massive liée à la thrombose permanente et par la défiguration de la Vallée du Gier.
- en termes humains :
- par un taux d’accidents très élevé : l’axe est ainsi paralysé 12 fois en moyenne par mois pendant plusieurs heures, 23 fois en février, 5 fois au seul titre de la semaine dernière !
- par la dégradation de la qualité de vie des dizaines de milliers de riverains de l’A47, qui traverse les villes de Givors, Rive de Gier et Saint-Chamond.
En somme, à l’heure du développement durable et de la concurrence mondiale, l’A47 constitue une anomalie grave et un handicap insoutenable pour notre
territoire.
Elle est une infrastructure du 19ème siècle pour une économie du 21ème !
Le sondage IFOP du 2 octobre 2006 tirait déjà la sonnette d’alarme : 25% des chefs d’entreprise de Lyon-Saint-Etienne-Le Puy en Velay renonçaient à développer
leur activité à cause de l’A47, 20% envisageaient même de la transférer ailleurs ! Combien sont-ils aujourd’hui ?
L’A45 est un enjeu stratégique pour le territoire, les entreprises et l’emploi !
Elle doit permettre:
- de constituer enfin le premier lien direct, sûr et performant entre Lyon et Saint-Etienne, ramenant même la distance routière entre les 2 agglomérations à 48 km. Garantissant le temps de parcours, changeant l’image du territoire, elle favorisera la compétitivité et l’attractivité économiques des entreprises, de Rhône-Alpes et de l’Auvergne.
- d’ assurer de façon optimale la préservation de l’environnement et la protection des 2800 riverains dénombrés sur le tracé.
- de préserver les finances publiques et les contribuables, le financement exclusivement privé étant hautement probable.
- d’instaurer, par le péage, le principe « pollueur-payeur », conformément au Grenelle de l’environnement.
