Politique – Jean Louis Gagnaire, député de la 2e circonscription de la Loire, Régis Juanico, député de la 1ère circonscription et Jean-Claude Frécon, sénateur de la Loire, étaient réunis, vendredi 1er juillet 2011 à la taverne de Maître Kanter à Saint-Etienne pour dresser, ensemble, leur bilan de mandat 2010-2011 lors de leur traditionnelle conférence de presse annuelle.
C’est devant de nombreux militants et sympathisants que les parlementaires de la Loire, Jean Louis Gagnaire, Régis Juanico et Jean-Claude Frécon ont, pour la quatrième année consécutive, dressé le bilan de leur année de travail à l’occasion d’une conférence de presse, vendredi 1er juillet. Une date qui n’avait pas été choisie tout à fait par hasard, car ce 1er juillet 2011 était marquée, notamment, par la mise en application de la réforme des retraites, le combat politique marquant de l’année parlementaire des élus socialistes.
Les élus socialistes ligériens sont revenus sur les grands faits marquants de cette année politique :
Régis Juanico est notamment intervenu sur la délicate problématique des contrats aidés, mis à mal par le gouvernement. En effet, la politique du « stop and go » de la majorité présidentielle ne permet pas aux collectivités locales bénéficiant de ces contrats aidés de pouvoir envisager sur le long terme une véritable politique de recrutement. Elles doivent faire face à la fois aux baisses de subventions et de durée hebdomadaire de ces contrats. Il est revenu également sur le problème de non renouvellement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite dans l’Education nationale : « une politique lourde de conséquences sur le système éducatif français. «
Pour Jean Louis Gagnaire, » cette conférence était l’occasion de dresser un bilan succinct de l’action de l’opposition depuis le début de leur mandat« . Il a expliqué que malheureusement pour la France « aucun problème n’avait été résolu par le Président de la République depuis son arrivée », ajoutant qu’on « ne pouvait pas imputer toutes les difficultés de la France à la crise économique de 2008. » La France ne va pas bien. Elle va si mal que cela continue avec Nicolas Sarkozy nous serons sur la liste d’attente pour vivre la même situation qu’en Grèce « , a-t’il-estimé.
Il a également pointé » l’incapacité de Nicolas Sarkozy à réformer le pays de façon juste socialement. Ses réformes sont destinées aux plus fortunés ».
Jean Louis Gagnaire a ensuite insisté sur le rapprochement réel, au cours de la mandature, des groupes parlementaires socialistes de l’Assemblée nationale et du Sénat : « ils ont effectué un réel travail de fond dans une perspective commune« .
Avant de conclure et de laisser la parole à Jean Claude Frecon, Jean Louis Gagnaire a rappelé les diverses initiatives du groupe socialiste : propositions de loi contre le le cumul des mandats et le décrochage scolaire, création d’un bouclier rural, neutralité du net, mariage homosexuel, logement… « Il ne faut pas oublier que nous devons partir des expériences vécues pour innover, inventer, proposer une nouvelle société aux Français ».
Cette réunion a enfin permis à Jean-Louis Gagnaire de confirmer son parrainage en faveur de Martine Aubry pour la primaire du PS. Il a annoncé aussi que la majorité des membres du collectif en faveur de Dominique Strauss-Kahn (150 personnes) qu’il animait dans la Loire a basculé en faveur de Martine Aubry. Il a expliqué son choix du fait que » Martine Aubry a eu la capacité de rassembler les socialistes après avoir réussi à apaiser les tensions du congrès de Reims « . Jean-Louis Gagnaire a aussi mis en avant » l’expérience ministérielle et de l’entreprise de Martine Aubry. Avec elle les comptes ne déraperont pas « , a conclu le député.
Pour conclure, Jean Claude Frecon a insisté sur le manque de confiance des sénateurs UMP en leurs responsables, notamment lors des votes sur la réforme territoriale qui ont ramené l’UMP à seulement deux voix de majorité !

Photo ci-dessus : Jean Louis Gagnaire et Régis Juanico (photo Philippe Vacher)
Ci-dessous : De nombreux militants et sympathisants ont assisté à cette conférence de presse.

