M. Jean Louis Gagnaire attire l’attention de Madame la ministre de l’Intérieur, de l’outre-mer et des collectivités territoriales sur les conditions d’incorporation dans les écoles de police des candidats ayant réussi le concours de gardien de la paix.
Depuis de longues années, les personnes ayant réussi le concours de gardien de la paix doivent attendre pendant très longtemps afin d’obtenir une incorporation en école de police ainsi qu’un poste en commissariat. Cette attente est d’autant plus pénible que les postulants ne reçoivent parfois aucune information pendant plus d’un an. Ils éprouvent souvent et légitimement le sentiment d’être oubliés par l’administration.
Cette situation que chacun peut juger regrettable au regard de l’évidente nécessité de recruter des gardiens de la paix semble se dégrader encore. Ainsi, l’incorporation en écoles de police de mille deux cent élèves qui était prévue pour le mois de décembre 2008 a été annulée et l’incorporation de mars vient de subir le même sort. Ces décisions sont consécutives aux baisses des effectifs de la police nationale prévues dans le cadre de la Révision Générale des Politiques Publiques. Les incorporations en écoles de police pour 2009 seront très largement inférieures aux années précédentes avec une baisse de plus de 50%.
Ce sont les postulants déjà en attente de leur incorporation qui payent le prix fort de ces décisions. Nombre d’entre eux se trouvent plongés dans une situation de précarité, parfois sans emploi, d’autant plus difficile à accepter qu’ils ne disposent d’aucune information quant à la date de leur incorporation. Leur futur est donc complètement illisible, ce qui a bien entendu des conséquences sur leur vie.
Il lui demande quelles mesures le gouvernement compte prendre afin de réduire un délai qui dépasse fréquemment un an et demi et qui va s’allonger encore avec l’application de la révision générale des politiques publiques. Il lui demande également quelles sont les intentions du gouvernement afin d’améliorer l’information des futurs agents de la paix sur la date de leur incorporation et de créer un lien entre eux et l’administration pendant cette période d’attente.