Logement - Face à l’augmentation des prix de l’énergie, Jean Louis Gagnaire interpelle Benoist Apparu, secrétaire d’Etat auprès de la ministre de l’écologie, du développement durable, des transports et du logement, en charge du logement sur les modalités d’élaboration du diagnostic de performance énergétique (DPE) des biens immobiliers, sur sa fiabilité et son opposabilité entre acquéreur et vendeur notamment.
En effet, le diagnostic de performance énergétique, rendu obligatoire par le code de la construction, suite au grenelle de l’environnement, est une estimation prévisionnelle de la consommation d’énergie d’un bien immobilier. Le propriétaire bailleur ou le vendeur d’une maison ou d’un appartement doit obligatoirement réaliser et communiquer ce diagnostic afin d’informer tout acheteur ou locataire potentiel. Or, d’après une enquête du magazine UFC Que choisir, parue le 21 février 2011, ces diagnostics peuvent varier d’un diagnostiqueur à l’autre sur un même bien.
Aussi Jean Louis Gagnaire, par le biais de trois questions écrites au gouvernement, a interpellé Benoist Apparu, secrétaire d’Etat au logement sur les modalités d’établissement de ce DPE et sur son opposabilité. Retrouvez ci-dessous, le texte intégral des questions :
Question n° 108 666 publiée au JO le 17 mai 2011
M. Jean-Louis Gagnaire attire l’attention de M. le secrétaire d’État auprès de la ministre de l’écologie, du développement durable, des transports et du logement, chargé du logement, sur la question de la valeur du diagnostic de performance énergétique (DPE) qui demeure seulement informative.
Selon les articles L271-4 et L 134-1 du code de la construction et de l’habitation, le diagnostic de performance énergétique est une estimation prévisionnelle de la consommation d’énergie d’un bien immobilier. Le propriétaire bailleur ou le vendeur d’une maison ou d’un appartement doit obligatoirement réaliser et communiquer ce diagnostic afin d’informer tout acheteur ou locataire potentiel. Il doit être réalisé, selon l’article L271-6 du code de la construction et de l’habitation, par une personne présentant des garanties de compétence et disposant d’une organisation et de moyens appropriés. Les modes de calcul, les diplômes ou les formations pour être diagnostiqueur, les critères d’évaluation… ne semblent pas être prévus explicitement par la Loi. Le DPE est d’ailleurs aussi basé sur les déclarations des propriétaires, des déclarations souvent non vérifiables, comme par exemple l’épaisseur de la laine de verre dans des combles non accessibles.
De plus, la loi du 12 juillet 2010, dite « Grenelle 2 », rend obligatoire depuis le 1er janvier 2011, la publication du résultat du DPE au sein des annonces immobilières portant sur la vente ou la location d’un bien immobilier.
Or, comme en atteste une étude de l’UFC-Que-Choisir publiée le 21 février 2011 et qui montre que sur 4 maisons visitées par 16 diagnostiqueurs : deux maisons ont été classées dans pas moins de 3 classes énergétiques différentes, une a été classée dans 2 étiquettes différentes, une seule s’étant vue attribuer la même étiquette énergétique par tous ces « professionnels ». Une des maisons enquêtée a été classée, selon les diagnostiqueurs, en C, D ou E, avec une estimation de consommation de 134 kWh à 244 kWh par m2 et par an, soit une facture annuelle variant de 1000 à 1800 euros.
On peut donc se poser la question de la qualité et de la fiabilité de ces certificats qui ne sont pas contestables, selon l’article L271-4 du code de la construction et de l’habitation qui précise que ce diagnostic n’a qu’une valeur informative et aucune valeur juridique, contrairement aux autres diagnostics exigés lors d’une transaction immobilière. Pourtant, aujourd’hui ce diagnostic conditionne le montant du nouveau prêt à taux zéro PTZ+.
Il lui demande donc si le gouvernement compte prendre des mesures afin d’harmoniser les méthodes de calcul du DPE, de normaliser et de rendre obligatoire les modules de formation dans le thermique afin de fiabiliser les diagnostics et de rendre le diagnostic de performance énergétique « opposable » entre notamment acheteur et vendeur.
Question n° 108 667 publiée au JO le 17 mai 2011
M. Jean-Louis Gagnaire attire l’attention de M. le secrétaire d’État auprès de la ministre de l’écologie, du développement durable, des transports et du logement, chargé du logement, sur la question de l’obligation d’affichage du diagnostic de performance énergétique (DPE) au sein des annonces immobilières.
M. Jean-Louis Gagnaire attire l’attention de M. le secrétaire d’État auprès de la ministre de l’écologie, du développement durable, des transports et du logement, chargé du logement, sur la question de l’obligation d’affichage du diagnostic de performance énergétique (DPE) au sein des annonces immobilières.
Selon les articles L271-4 et L 134-1 du code de la construction et de l’habitation, le diagnostic de performance énergétique est une estimation prévisionnelle de la consommation d’énergie d’un bien immobilier. Le propriétaire bailleur ou le vendeur d’une maison ou d’un appartement doit obligatoirement réaliser et communiquer ce diagnostic afin d’informer tout acheteur ou locataire potentiel. Il doit être réalisé, selon l’article L271-6 du code de la construction et de l’habitation, par une personne présentant des garanties de compétence et disposant d’une organisation et de moyens appropriés. Sa publication au sein des annonces immobilières portant sur la vente ou la location d’un bien immobilier est obligatoire depuis le 1er janvier 2011 au regard de la loi du 12 juillet 2010, dite « Grenelle 2 ».
Le fait que ces diagnostics, d’une durée de 10 ans, ne sont pas contestables, (selon l’article L271-4 du code de la construction et de l’habitation qui précise que ce diagnostic n’a qu’une valeur informative et aucune valeur juridique, contrairement aux autres diagnostics exigés lors d’une transaction immobilière), les préjudices pour un acquéreur ou un locataire trompé par des résultats erronés d’un DPE peuvent être particulièrement lourds de conséquences dans une période de renchérissement des prix des énergies.
Il lui demande donc quelles mesures le gouvernement compte adopter pour rendre le diagnostic de performance énergétique « opposable » entre acheteur (ou locataire) et vendeur (ou bailleur).