Question publiée au Journal Officiel le 22 avril 2008
M. Jean-Louis Gagnaire interroge Mme la ministre de la santé, de la jeunesse, des sports et de la vie associative sur l’étiquetage des boîtes de médicaments et l’absence d’affichage de leur provenance. L’entrée en vigueur du droit de substitution pour le pharmacien, en juin 1999, a ouvert la voie au développement des génériques. La France a ainsi comblé une partie de son retard avec succès. Les encouragements de la sécurité sociale ont permis une bonne appropriation du recours aux génériques par les pharmaciens, les médecins et les patients.
Cet exemple démontre l’intérêt d’informer largement les consommateurs et de leur faire pleinement confiance pour choisir entre des médicaments aux propriétés identiques. Pourtant, cette information a toujours des limites parfois difficilement compréhensibles. Je pense notamment à l’étiquetage des médicaments, génériques ou non, sur lequel l’adresse des fabricants et l’origine des médicaments ne figurent pas obligatoirement.
Pourtant cette information permettrait aux citoyens de choisir librement la provenance de leurs médicaments, notamment génériques. Les génériques sont vendus au même prix et représentent donc le même coût pour la Sécurité sociale, alors que leur coût à l’achat diffère largement selon leur provenance. Une information claire, figurant lisiblement sur l’étiquette, permettrait aux citoyens et pharmaciens le souhaitant de choisir librement la démarche d’achat dans laquelle ils veulent s’inscrire.
Monsieur Jean Louis Gagnaire demande donc à Madame la ministre si le gouvernement étudie la possibilité de rendre l’étiquetage des provenances obligatoire sur les boîtes de médicaments.