HADOPI - Dénoncé dès sa discussion par les parlementaires du groupe socialiste, et notamment par Jean Louis Gagnaire, député de la Loire, le dispositif HADOPI est aujourd’hui remis en cause par Nicolas Sarkozy. Encore une volte-face du Président de la République qui renie une nouvelle fois l’un de « ses bébés ».
Mercredi 27 avril 2011, lors de l’installation du Conseil national du numérique, Nicolas Sarkozy est revenu une nouvelle fois sur ses positions, reniant même l’un des « ses bébés », le dispositif HADOPI, entrée en vigueur en 2010, malgré les vives oppositions des professionnels de l’Internet et de l’ensemble des députés socialistes. En effet, il a reconnu « des erreurs du gouvernement dans la conduite du projet« , se disant même « prêt à prendre à son compte » sa part des méprises.
Ce discours est encore un exemple de l’incohérence de la politique menée depuis 2007 par le Président de la République. Mais jusqu’où ira t-il pour conquérir son auditoire ?
Nicolas Sarkozy a poussé même, mardi dernier, jusqu’à reprendre à son compte une part des arguments des députés socialistes lors des débats parlementaires sur HADOPI 1 et 2, à savoir que « ces lois étaient déséquilibrés et oubliés l’intérêt général ».
Défendre la loi Hadopi, c’était défendre un grillage avec plein de trous. Cette loi a été la preuve d’une ignorance sévère du législateur qui prône en plus un modèle économique dépassé. C’est pourquoi, le Parti Socialiste s’est engagé à abroger ses dispositions en 2012 s’il revenait aux responsabilités.