Santé - Face à l’inquiétude grandissante des professionnels de l’orthophonie quant à leur avenir et à la reconnaissance de leur formation, Jean Louis Gagnaire a interpelé Xavier Bertrand, ministre du travail de l’emploi et de la santé.
L’ensemble de la profession d’orthophoniste s’est plié à la méthodologie imposée par le Ministère de la Santé afin d’évaluer de façon objective le niveau de formation nécessaire à l’exercice de la profession. Les référentiels Activités et Compétences, validés par le ministère de la Santé ont servi de base de travail pour l’établissement du référentiel formation.
La formation initiale des orthophonistes est universitaire depuis sa création, et les départements universitaires d’enseignement et de formation en orthophonie sont des composantes de l’Université. A ce titre, dans la démarche de réingénierie des diplômes paramédicaux, l’établissement du référentiel formation est sous la responsabilité du Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche.
Il lui demande donc si le ministre du travail, de l’emploi et de la santé compte prendre une décision objective basée sur la méthodologie que le ministère de la santé a lui même édictée pour déterminer quel est le niveau défini par les référentiels et mettre fin au flou de cette situation.
Réponse publiée au Journal Officiel le 23 août 2011
Toutes les professions paramédicales sont actuellement engagées dans une démarche de réingénierie de leur formation, dans la perspective d’une reconnaissance de leur cursus à un grade universitaire.
En ce qui concerne les orthophonistes, ce travail a démarré fin 2010, sous l’égide du ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche et sur la base du référentiel d’activités et de compétences élaboré par le ministère en charge de la santé, en partenariat avec les professionnels.