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Jean Louis Gagnaire

Député de la Loire 2ème circonscription – Vice-président de la région Rhône-Alpes

Projet de loi de finances pour 2008

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Economie – Le projet de loi de  finances présenté par le gouvernement est un budget d’attente, une bombe à retardement caractérisée par un déficit public galopant et un trou considérable creusé par le paquet fiscal adopté cet été. Le déficit prévisionnel, en hausse, s’élève à  41,7 milliards d’euros et le paquet fiscal représente un montant de l’ordre de 15 milliards d’euros. Entre 2002 et 2006, la dette publique moyenne par Français a progressé de 6000 euros.

Ce qui frappe, c’est la disproportion entre les « économies » présentées comme absolument nécessaires et le  cadeau fiscal que se sont partagés les contribuables les plus aisés.  D’un côté, une dépense de 15 milliards d’euros, de l’autre une « économie » de 458 millions d’euros en supprimant 22 791 postes dans la fonction publique, ce qui était présenté comme une nécessité absolue pour les comptes de l’Etat.

Le poids du paquet fiscal s’ajoutant à celui de la dette publique, une hausse massive des prélèvements semble inéluctable. Le gouvernement garde dans ses cartons les mesures de rigueur dans la seule attente des municipales. La bien mal nommée TVA sociale ne manquera pas de resurgir.

Le discours présidentiel use et abuse du terme de la rupture, les actes sont quant à eux marqués par une continuité parfaite. En 2002, 2,5 milliards d’euros de cadeaux fiscaux sans effet sur la croissance mais aggravant la situation des comptes publics. En 2007, seule l’ampleur du cadeau de bienvenue a changé : 15 milliards, une croissance qui baisse contrairement à l’annonce du fameux « choc de confiance » et des comptes publics qui tournent toujours plus au rouge.

Le pari de Sarkozy est raté. L’OCDE et l’INSEE révisent leurs objectifs de croissance à la baisse, le déficit commercial continue à se creuser. De plus, le budget est miné par des hypothèses exagérément optimistes. Par exemple, le baril de brent à 73 dollars apparaît comme une illusion alors qu’il dépasse déjà les 80 dollars !

Une fiscalité pesant sur les ménages et protégeant les rentiers

Les premiers mois du mandat de Nicolas Sarkozy dessinent une politique en totale contradiction avec son discours de campagne sur le pouvoir d’achat et le travail. Les rentiers sont systématiquement favorisés, et les mesures censées bénéficier au plus grand nombre sont considérablement vidées de leur substance ou pire encore peuvent s’avérer contre-productives.

Le bouclier fiscal qui bénéficie à un cercle extrêmement restreint de entier est renforcé, les droits de succession sont quasiment supprimés, les niches fiscales se multiplient, un dispositif permet de préférer une faible taxation sur les dividendes à l’imposition sur le revenu,… Autant de mesures favorisant la rente et le dividende au détriment du travail et de l’investissement.

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