Politique - A l’invitation de la Section socialiste de Saint-Etienne et de Jean-Louis GAGNAIRE, en présence de Maurice VINCENT, Maire de St Etienne et de Régis JUANICO, Député, l’ancienne Ministre a dressé un portait sans complaisance de cette réforme initiée dès septembre 2007 par le président de la république à Toulon avec une formule à l’emporte-pièce: » trop de collectivités, trop de dépenses publiques, et trop de dysfonctionnement engendrant une augmentation de la fiscalité locale. »
Ce soir vous participez à une conférence-débat à l’université de Saint-Etienne sur cette réforme. Vous semblez plus que jamais mobilisée contre cette réforme ?
J’ai eu pas mal de combat dans ma vie, mais celui-ci, je ne le lâcherai pas. Cette réforme est une régression totale. Elle est dramatique pour les élus et les concitoyens. L’organisation des pouvoirs locaux, issus de la décentralisation, offre un maillage du territoire apte à offrir des services à la population. Et on va casser ça. 
Vous qui avez été ministre des PME-PMI et de la justice du gouvernement Jospin, maire de Morlaix, êtes vice-présidente à la Région de Bretagne et députée du Finistère, vous connaissez presque tous les échelons du « mille-feuilles administratif », vous n’estimez pas qu’une réforme est nécessaire ?
S’il y a une réforme à faire, c’est au niveau de l’Etat. Il faut, aussi, offrir un statut aux élus, car beaucoup sont presque bénévoles, et travailler sur une meilleure justice fiscale avec une péréquation financière entre les territoires.
Extrait du Progrès en date du 15/10/2009