Retraites – La réforme du gouvernement sur les retraites n’aura tenu que trois jours ! Alors que cette réforme devait assurer le financement du régime de retraites jusqu’en 2020, Xavier Bertrand, ministre du travail a déjà annoncé un nouvel allongement de la durée de cotisation. Preuve une fois encore de l’injustice et de l’incohérence de cette réforme.
L’allongement de la durée de cotisation à 41,5 ans est une double injustice et la preuve que la réforme de 2010 n’est pas réellement financée !
Une double injustice : les Français vont devoir travailler plus longtemps, au moins jusqu’à 62 ans mais aussi cotiser plus longtemps pendant 41,5 ans. Ainsi notre système va devenir l’un des plus durs d’Europe.
En refusant obstinément de mettre à contribution les revenus du capital pour le financement de la protection sociale, le gouvernement choisit d’alourdir le fardeau des salariés, notamment des plus fragiles.
Alors que le chômage des plus de 55 ans augmente, le durcissement des conditions de départ en retraite en France aboutissent à une rude réalité : la baisse du niveau des pensions et la précarisation des retraites.
Le gouvernement a d’abord refusé de tenir compte de la pénibilité du travail, qu’il assimile à l’invalidité. Il démontre une fois de plus qu’en matière de réforme, il privilégie systématiquement de fragiliser les plus modestes.
Le nouvel allongement de la durée de cotisation est bien la preuve, comme nous le disons depuis le début, que cette réforme n’était pas réellement financée.
Le Parti socialiste a proposé une réforme juste, équilibrée et financée des retraites qui repose sur des efforts partagés, la mise à contribution des revenus du capital, la prise en compte de la pénibilité et des longues carrières et une politique forte de soutien à l’emploi des séniors.