L’échec du « travailler plus pour gagner plus »
Le premier acte majeur de la majorité présidentielle a été le vote de la loi TEPA qui coûtera au pays la somme considérable de 15 milliards d’euros par an… pour une efficacité nulle. Selon le gouvernement, la loi TEPA devait permettre de créer un « choc de confiance » et de « relancer la croissance » Pari perdu. L’opposition avait pourtant alerté le gouvernement sur le danger de cette orientation alors que la dette publique par Français avait déjà progressé de 6000 euros entre 2002 et 2006. Par ailleurs, les dispositions de la loi TEPA n’étant pas centrées sur l’investissement, elles ne pouvaient pas relancer la croissance. Par exemple, la défiscalisation des heures supplémentaires n’a pas créé d’heures supplémentaires et le dispositif coûte plus cher à l’Etat qu’il n’a rapporté aux salariés concernés ! Le gouvernement a fait preuve de la même légèreté au moment de voter le budget 2008. Par exemple, le budget est calculé sur l’hypothèse d’un baril à 73 dollars alors qu’il dépasse déjà les 110 dollars et que tous les experts s’accordaient pour prévoir cette hausse.
La rigueur qui ne dit pas son nom
A ce généreux gaspillage de 15 milliards d’euros, correspond malheureusement le plan de rigueur annoncé début avril sous l’intitulé « réforme de l’Etat » Ces économies, pour un montant évalué à 7 milliards d’euros par le gouvernement, s’appuient pour moitié sur la règle absurde et bornée du non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux, ce qui aura des conséquences importantes sur la qualité des services publics, notamment dans les secteurs de la santé, de l’éducation ou de la justice. L’autre moitié sera tirée de la suppression de nombreuses politiques économiques et sociales. On été annoncés pêle-mêle, la suppression de la carte famille nombreuse, la baisse des allocations familiales, la réforme de l’hôpital, l’amputation de la prime pour l’emploi, le durcissement des sanctions contre les chômeurs,…
Le gouvernement fait ainsi payer aux Français les conséquences de son incompétence économique et d’un manque de sérieux manifeste. Le gouvernement gaspille 15 milliards d’euros, les Français doivent se serrer la ceinture !
EN BREF
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Madame Christine Lagarde, ministre de l’économie, prédisait en août 2007 que la crise des subprimes n’aurait aucune conséquence sur l’économie française…
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D’après une étude réalisée à la demande de la commission des finances de l’Assemblée nationale, le nombre d’heures supplémentaires n’a pas augmenté et le dispositif coûte 4,1 milliards d’euros.